La bataille de Denain

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La bataille de Denain
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Le 24 juillet 1712

Bataille de Denain, huile sur toile de Jean Alaux (1839)

Le roi d’Espagne Charles II de Hasbourg, fils de Philippe IV, possède : l’Espagne, les Pays Bas, la
moitié de l’Italie, toute l’Amérique latine, la Californie et d’autres colonies dispersées un peu partout.

Il décède le 1er novembre 1700 sans héritier. Son testament désigne le petit-fils de Louis XIV comme roi d’Espagne à la grande déception des Autrichiens qui pensaient prendre la succession Louis XIV accepte la mise sur le trône de son petit-fils, le duc d’Anjou sous le nom de Philippe V.

Mais il refuse de faire ratifier la renonciation au trône de France du futur roi d’Espagne.

Nota : Marie Thérèse épouse de Louis XIV était la demi-soeur du roi Charles II.

D’où l’inquiétude des Autrichiens, des Germaniques, et des Anglais de voir la possibilité de se réunir les royaumes de France et d’Espagne. L’équilibre des forces en Europe serait alors rompu et très menaçant pour ces états.

Le 15 mai 1702, les provinces unies des Pays Bas, le Portugal, l’Angleterre, la Prusse, la Savoie, Hanovre, et l’Empire d’Autriche déclarent la guerre à la France. C’est la guerre de la succession d’Espagne.

Elle se terminera le 11 avril 1713, par le traité d’Utrecht.

En juillet 1712 ; la position de la France est très critique. Le prince Eugène,entre l’Escaut et la Sambre avec plus de 120.000 hommes, avait pris Le Quesnoy et Bouchain d’où il contenait les garnisons françaises de Condé et Valenciennes. Il assiégeait Landrecies, qui était tombée. Il n’y avait donc plus de place forte entre Paris et son armée. (Déjà des détachements ravageaient la Champagne).


Pourquoi Denain était un retranchement vital pour l’armée ennemie ?

Tous ses approvisionnements (nourritures, armes) lui arrivaient par la mer via l’Escaut. Mais comme la France tenait Condé et Valenciennes, Eugène avait été contraint d’établir ses magasins à Marchiennes sur un affluent de l’Escaut : la Scarpe.

De Marchiennes à Landrecies, il y a environ 15 lieues (60 km) Eugène relie ces deux point par un corps qu’il établit à Denain sur l’Escaut. Il renforce sa ligne de ravitaillement de Marchiennes à Denain par des travaux considérables. Une chaussée est aménagée entre l’abbaye de Beaurepaire, au Nord de Somain, jusqu’au camp retranché de Denain soit une longueur de plus de 13 km. Cette chaussée est destinée aux chariots de vivres, de munitions et de canons. Elle est défendue par un large fossé de chaque côté et munie de hautes palissades de 6 à 8 mètres de hauteur qui empêchent de voir ce qui s’y passe. Des redoutes sont construites tout le long de cette voie que les coalisés jugent imprenable elle est appelée par dérision "le chemin de Paris"

La manoeuvre de Denain

La stratégie était de faire croire à l’ennemi que l’armée de Villars se dirigeait vers Landrecies pour défendre la ville assiégée par les coalisés.

Villars, dans la nuit du 23 au 24 juillet fait faire demi tour à ses troupes et en longeant la rive gauche de la Selle, les dirige vers Denain en passant sur l’Escaut au niveau de Neuville.

Surpris et pris de revers les alliés après une brève bataille doivent fuir et céder les retranchements de Denain.

La manoeuvre de Denain



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