La bataille de Denain

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La bataille de Denain
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Chronologie de la bataille

Chronologie de la bataille

Le samedi 23

Dans la matinée Villars, accompagné de plusieurs officiers généraux, après avoir passé la rive droite de la Sambre, constate qu’il n’était plus possible d’engager la bataille pour dégager Landrecies.

Fin de l’après midi du 23

Villars prend la décision d’attaquer Denain en passant à Neuville avec toute son armée. La mission que Villars a assignée à ses armées tient de la gageure : il s’agit d’abattre trente km en pleine nuit, à portée d’oreilles d’un ennemi puissant et, la marche achevée, de passer un fleuve puis de se jeter sur les retranchements de Denain

Il ne faut pas que le prince Eugène, pas plus que Milord Albemarle, qui tenait la place de Denain, ou encore le gouverneur de bouchain puissent être informés de la manoeuvre. Diversion du côté de Landrecies de Broglie garde tous les passages de la Selle

17 heures

Mise en mouvement de l’avant-garde commandée par le marquis de Vieuxpont chargé de jeter les ponts sur l’Escaut

20 heures

Le reste de l’armée refranchit la Selle du côté de la rive droite et direction Denain. Sauf le comte de Coigny et ses dragons qui sont chargés de faire diversion devant Landrecies

24 juillet 5 heures du matin

Une estafette de Vieuxpont surgit et informe le Maréchal qu’il sera impossible d’atteindre la rive droite de l’Escaut avant 7 heures. Villars, vu le retard pris par la première colonne qui devait construire les ponts, hésite à traverser l’Escaut et à engager la bataille. Il fait stopper l’opération.

Faire manoeuvrer près de 60.000 hommes sans éveiller l’attention des alliés, alors qu’ils se trouvent, à moins de 5 Km de nos colonnes de marche, le long de la rive droite de l’Ecaillon. Il est impensable que les ennemis n’aient rien vu, rien entendu !

Car si les coalisés avaient aperçu le mouvement des troupes françaises, quelle responsabilité aurait supportée Villars ! Notre armée prise de flanc n’aurait pas eu la possibilité de se défendre embourbée dans les marais autour du pont de Neuville.

Villars réalise la gravité de l’entreprise. Cette audacieuse marche de nuit pouvait avoir sur la destinée de la France, la plus effroyable conséquence. Plus d’armée rendant ainsi, la route de Paris grande ouverte. Villars hésite à poursuivre l’opération.

C’est alors que surgit le Maréchal Montesquiou. En termes brefs et énergiques, il démontre qu’il n’y a pas de danger immédiat, pas la moindre patrouille ennemie en vue : il faut continuer.

L’estafette repart avec l’ordre de continuer l’opération et faire jeter les ponts coûte que coûte.

A 7 heures

Les ponts sont jetés : Vieuxpont avec toute son avant-garde passe le fleuve sans coup férir.

8 heures

Le général Bothmar qui visitait le camp de Denain, aperçoit des éléments de l’armée française. Il prévient aussitôt le comte d’Albemarle qui donne l’alarme en tirant six coups de canon et fait sortir son armée pour aller au devant des Français. Trop tard…..

Le comte de Broglie avec ses cavaliers, bouscule les cavaliers d’Albemarle qui doivent se rabattre sur le camp de Denain (c’est lors de cette opération que l’unique dragon féminin de notre armée Madeleine Caulier trouve la mort) et continue jusque la ligne Marchiennes Denain, "le fameux chemin de Paris". Il y pénètre, deux bataillons qui accompagnaient un convoi de cinq cents chariots de pain sont anéantis.

Le prince Eugène prévenu à 8 heures de la présence des Français croit à une manoeuvre de diversion et part dîner.

10 heures

Eugène s’aperçoit de son erreur et envoie en renfort les six bataillons qui gardaient les lignes de Thiant, à Denain Et lui-même passe sur la rive droite de l’Escaut en attendant les renforts.

12 heures

Villars ayant aperçu le mouvement opéré par le détachement de Thiant s’inquiète. Que lui prépare le prince Eugène ? Dont l’inactivité est incompréhensible. Ne lui tend-il pas un piège ? Alors pour éviter toute surprise, il envoie l’ordre aux lieutenants généraux, dont les troupes n’ont pas franchi l’Escaut, de se mettre en ordre de bataille de façon à faire face à une attaque par les arrières.

Montesquiou, qui lui, était décidé à combattre coûte que coûte, vint au devant de Villars pour l’inciter à continuer l’opération en cours. Les raisons données durent paraître péremptoires à Villars, car l’entretien fini, celui-ci se mit à la tête de l’armée et passa l’Escaut en compagnie de Montesquiou.

Les dragons français se jetèrent immédiatement sur les fameux chemins de Paris et s’emparèrent d’un convoi de 500 chariots de pain.

Il est 13 heures, le chemin de Paris n’est guère large. A peine plus cinq cents mètres séparent les deux lignes de retranchement qui en marquent l’existence. L’infanterie ne peut se déployer sur un tel terrain. C’est donc en colonnes profondes que Montesquiou place les bataillons.



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