La bataille de Denain

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La bataille de Denain
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Il est incontestable que cette paix d'Utrecht fut la conséquence directe de cette brillante journée de Denain. Elle confirme le retour à la France de Douai, de Le Quesnoy et de Bouchain enfin de Lille et de Béthune, Aire et Saint Venat, en même temps qu'elle ouvre pour la France une ère de tranquillité et de prospérité.

Quant à nous, septentrionaux, sans les magnifiques soldats de Denain, nous aurions été annexés aux anciens Pays-Bas espagnols, donc à l'Autriche, et la frontière française aurait été reculée jusqu'à la Somme.

Denain érige en 1913, au centre-ville une statue équestre à la gloire des vainqueurs de Denain. Par ses fêtes commémoratives du bicentenaire, des deux cent cinquante ans, et du futur tricentenaire se fait un devoir de ne pas oublier ce retour à la patrie française. Nous en sommes redevables à cette multitude de héros mal nourris et mal vêtus, au génie de Villars, à la tactique de Montesquiou, à l'intuition et à l'obstination de Lefebvre d'Orval.

Après la victoire du Maréchal de Villars, pour rappeler la « JOURNEE DE DENAIN », l'on frappa des médailles et l'on érigea des monuments pour graver dans la pierre le souvenir du 24 juillet 1712.

L'Académie des inscriptions fit frapper une médaille commémorative. D'un coté : la tête du roi Louis XIV avec cette légende : " LUDOVICUS MAGNUS REX CHRISTIANISSIMUS " (Louis le grand roi très chrétien)

Au revers : Pallas, armée de son égide et prête à lancer le javelot, s'ouvre un passage à travers les nuages. La légende est ainsi conçue : " PERRUPTO DONONIENSI VALLO " (Le retranchement de Denain forcé)

Comme cette journée amena la levée du siège de Landrecies, on mit en exergue : " LANRECIUM LIBERATUM, II AUSTI MDCCXII " (Libération de Landrecies 2 août 1712)

Deux autres médailles sont frappées en 1713, dont l'avers porte :

1°) La tête du roi Louis XIV avec : " LUDOVICUS MAGNUS REX " (Louis le grand roi)
2°) La tête du Duc du Maine, en buste armé : Avec cette légende « LOUIS-AUGUSTE DE BOURBON, DUC DU MAINE, Grand maître de l'artillerie »

Ces deux médailles ont au revers un même dessin : Deux pièces de canon pointées sur le retranchement de Denain et autour la devise :

" RATIO ULTIMA PACIS-ARTILLERIE 1712 " (le dernier argument de la paix)

Peu après, Joseph Clément, archevêque électeur de Cologne, prince de la maison de Bavière, et beaufrère du dauphin chassé de ses états depuis 1708, éleva à Raismes le premier monument destiné à rappeler la victoire de Denain.

Joseph Clément vivait tantôt à Valenciennes, tantôt à Raismes, dans l'hospitalité du marquis de Cernay.

Ce prince a légué à la ville de Valenciennes son portrait, peint par Vivien, portrait conservé au musée municipal.

Ce fut en 1787, soit 75 ans après le 24 juillet 1712, que devait être élevé sur le territoire d'Haulchin, la première pyramide sur l'initiative de Sénac de Meilhan, intendant du Hainaut.

Dégradée par les Autrichiens en 1792 et les Alliés en1815, elle fut restaurée par le préfet Dieudonné en 1802, puis tomba en ruines jusqu'en 1823.

La deuxième pyramide élevé en 1823, sur l'emplacement de l'ancienne, existe encore aujourd'hui en bordure de la route nationale 30, mais est plutôt un obélisque.

« Regardez dans Denain l'audacieux Villars disputant le tonnerre à l'aigle des Césars » (disait l'inscription que Sénac de Meilhan fit graver sur la première pyramide)

On veut donner raison aux vers de Voltaire en élevant une Statue à l'effigie de Villars, à l'endroit même où il remporta la victoire.

Après bien des difficultés, le 13 juillet 1913, un an après les grandes fêtes du deuxième centenaire de la victoire de Denain. On érige sur la place de la liberté, le premier monument de Villars, oeuvre du statuaire valenciennois Henri Gauquié.

Cette statue fut détruite en 1918 par les Allemands lors de la Grande guerre 1914/1918.

Quand la reconstruction industrielle de Denain fut peu à peu effective, le Comité Villars, sous l'égide de Monsieur Lefebvre, maire en 1920, oeuvra pour le remplacement du monument disparu.

Le statuaire Henri Gauquié refit le monument, on assistait le 3 août 1924 à la ré-inauguration de la statue de Villars.

A Denain, la rue principale porte son nom, ainsi qu'un collège d'enseignement secondaire.

A Haulchin, lieu de l'emplacement de la pyramide, son souvenir a été aussi immortalisé puisqu'une rue a été inaugurée à son nom.



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