Les personnages

Galerie de portraits

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Louis Hector de VILLARS

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1653- 1732

Soldat par hérédité (son père avait le brevet de lieutenant général), Louis Hector de Villars est une figure originale d’un siècle qui ne le fut pas moins.

Colosse à la superbe sans faille, son baptême du feu a lieu en 1672 à 19ans et il a combattu en tête de son armée jusqu’à sa dernière charge, sabre au clair, à quatre vingt ans en Italie où là, la maladie l’emporte.

Il n’est pas rentré au pays, sa sépulture est toujours dans la cathédrale de Turin.

Injustement méconnu aujourd’hui le maréchal Louis Hector de Villars fut pourtant le plus illustre et le plus capable des chefs de guerre de Louis XIV.

 

Eugène de SAVOIE- CARIGNAN

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1663- 1736

Fils du comte de Soissons et d’Olympe Mancini, nièce de Mazarin, Eugène avait souhaité servir dans l’armée du Roi de France, mais ce dernier refusa. Il entre alors au service de l’armée impériale autrichienne des Habsbourg en 1683, où il se couvre de gloire pendant la lutte des Ottomans.

En 1701, lors de la guerre de succession d’ Espagne, Eugène prend le commandement en chef des Alliés où il obtient avec Marlborough plusieurs victoires contre les troupes françaises en particulier à Audenarde et Malplaquet, mais il est battu à Denain en 1712.

…Il ne croit pas Villars capable d’attaquer les retranchements aussi bien gardés que ceux de Denain et c’est là qu’il se retourne tranquillement vers son escorte et dit cette phrase restée célèbre :

« Messieurs, il est temps d’aller déjeuner ».

 

D’après les textes du bulletin n°21 de la Société des Amis du Musée municipal

 

LOUIS XIV


 Né en 1638, il décède à Versailles en 1715 ; âgé de 5 ans , à la mort de son père Louis XIII, la Régente, sa mère, confie le pouvoir à Mazarin; à la mort de celui-ci, il dirige seul la France; il a consacré près de 32 années sur 54 à faire la guerre. Par son action et ses tractations diplomatiques avec l'Angleterre, il a permis, même s'il n'est jamais venu dans cette ville, la victoire de Denain.


JULES MOUSSERON

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Poète mineur (1868- 1943)

« Le vent de novembre accompagne au cimetière de DENAIN, la dépouille d’un ancien mineur. C’est en 1943, et la grisaille de l’automne s’ajoute au deuil de l’occupation.

Ce mineur s’appelait JULES MOUSSERON. Il y avait chez lui, la petite étincelle qui va le rendre différent des autres. Curieux de lecture, il consacre ses quelques sous à acheter de vieux bouquins et ses premiers vers en français sont publiés dans de modestes revues. C’est André Jurénil, un autre Denaisien poète qui lui suggère d’écrire en sa langue de tous les jours, en ce patois « rouchi », plein de mots et de dictons savoureux.» D’après Jean DAUBY

 

CAFOUGNETTE

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Le nom de Jules Mousseron n’éveille pas toujours une image précise chez un adolescent. Mais si l’on ajoute : « Mousseron, le créateur de Cafougnette », le jeune s’exclame « Ah oui ! »

Dès 1895, soixante poèmes vont dresser, façonner,affiner, corriger le portrait de Cafougnette.

Personnage fictif, le « ZEPHE » est vantard, victime de farces mais que les réalités ramènent toujours à un rôle plus modeste.

 

GUILLAUME II

 Empereur allemand : né en 1859 à Berlin, mort au Pays-Bas en 1941.

De 1888 à son abdication en 1918, il est le troisième et dernier Empereur allemand.

Son règne fut marqué par un militarisme exacerbé.

Il est passé à Denain en mai 1917 et s'est offert les services d'un barbier : selon la dextérité de celui-ci, le cours de l'histoire n'aurait-il pas été différent?

 

SAINTE-REMFROYE


Née et morte à Denain, elle vécut dans la deuxième moitié du VIIIè siècle. Elle est la fille d'Adalbert II, comte d'Ostrevent et de Reine, parente du roi Pépin le Bref. Vers 764, son père lui fit bâtir à Denain, un monastère dont elle fut la première abbesse.

 

 


 

Salut aux soldats de Villars

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Mise à jour le Mercredi, 28 Mars 2012 11:40 Écrit par Redacteur Mercredi, 28 Mars 2012 11:26

Poème dit par Mousseron lors de l’inauguration de la statue du Maréchal Villars à Denain le 13 Juillet 1913

 

Jules_Mousseron


          Not’ vill dins l’monte arnommée

           Pa l’grand’ Victoire ed’Denain

           A Villars, à sin armée

           Eliève un biau monumint

 

           Savant, soldats, peuple in foule,

           Sont vénus d’tous les côtés

           L’canon dins d’’nain gronde et roule,

           Pou Villars réssusité.

 

           Après deux siècles, c’grand homme

           Nous est enfin arvénu

           Ch’est grâce à Gauquié, Guillaume

           Ach’ t’ heure i n’ nous quitt’ra pus

 

           I'est accompagné d’deux autres :

           Montesquiou, Lefebvr’ d’ Orval

           Ses deux pus vaillants apôtres

           Héros du succès final

 

           Bin haut comm’ tin arnommée

           Dont tous les Français sont fiers… ;

           Haut comm’les faits d’tin armée

           Connus dins tout l’univers

 

           O Villars ! tin estatue

           F’ra réssourv’nir el’ passant

           Et sann’ra li dir’ : « Salut !

           Ichi sont morts des vaillants ! »

 

           Passant, si t’as l’âme el’vée,

            Arrête in peu par égard

           Ichi la France fut sauvée,

           Salu’l’ maréchal Villars !

            

          

          

 

Jules Mousseron, poète mineur

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Le poète patoisant

   Qui , dans le Denaisis, ne connaît Jules Mousseron, poète mineur, né à Denain en 1868, mort dans cette même ville en 1943. Regardez autour de vous : une salle lui est consacrée au Musée municipal, une plaque est apposée sur un mur du Conservatoire de Musique (ancien coron Jean Bart, là où il a habité), une statue le représente au carrefour de l'espace Cail...

   Qui ne connaît Cafougnette, le personnage imaginaire qu'il fait parler dans toutes ses histoires et dont les Denaisiens ont fait symboliquement le géant qui défile lors du Carnaval.

   C'est en 1898 que Mousseron rencontre Julien Renard (alias André Jurénil) qui lui conseille d'écrire en rouchi (notre patois). Et Jules Mousseron a trouvé sa voie.....

Lire la suite : Jules Mousseron, poète mineur

   

Jules Mousseron

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Mise à jour le Jeudi, 08 Septembre 2011 18:50 Écrit par Administrator Vendredi, 20 Mai 2011 00:22

Les Fougères Noires

Quand, jonne incor, au fond del fosse,

Lon du biau solel, du biau jour,

J'avos l'temps d'rêver un p'tiot cosse,

S'lon l'dallach' dé m'traval in cours

j'pinsos, frémissant d'tout min être,

Aux choss's qui s'trouvot'nt au-d'sus d'mi,

Séparé's pa pus d'six cents mètres

D'iaux, d'caillaux, d'tierre et d'avettis;

J'busios à ç'qui réjouit l'âme :

Aux fleurs, au solel, aux moissons;

A ceux qu' j'aimos dé m' pus douch' flamme,

Surtout à eun'brun' dé m' coron...

 

   

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